Il entame une série de peinture, « Batailles », puis traite des pays sous-développés avec ironie et sarcasme, en créant le mouvement de « Pop art arabe ». Son style est alors très brutal.
En 1979, fraîchement diplômé, Bernard Ceysson lui propose de présenter ses toiles à Saint-Etienne dans le cadre de l’exposition « Après le classicisme ». Au début des années 1980, un changement de paradigme artistique se profile à l’horizon.
Robert Combas et Hervé Di Rosa ont grandi ensemble à Sète. Un temps séparé à cause de leurs études, ils se retrouvent une fois diplômés dans les mêmes salons parisiens. Ils font la rencontre de Bernard Lamarche-Vadel, critique d’art, Rémi Blanchard, Jean-Charles Blais, Jean-Michel Alberola, Denis Laget et Catherine Viollet – tous les cinq artistes – avec lesquels ils organisent une exposition dans l’appartement de Vadel en 1981. La figuration libre est née.
Le nom fait écho aux artistes américains de l’époque, et se caractérise par une jovialité débridée. Pour ces jeunes artistes, pas question de larmoyer bêtement devant une œuvre ou d’entrer dans une contemplation romantique et romanesque. Leurs toiles inspirent le bonheur, le rire, la joie et la bonne humeur. Ces artistes font partie d’une nouvelle génération à l’aise avec son époque, lasse de culpabiliser sur un passé révolu, et ils traduisent ce sentiment en peinture.
En parallèle avec les graffitis aux Etats-Unis, le développement du street art et l’avènement du rock, c’est à un nouveau monde qui apparaît, adepte de culture populaire et de liberté. Les thèmes tels que la sexualité, l’amour, les bandes dessinés, la musique, sont abordés avec simplicité et naturel.
En 1987, Robert Combas tombe amoureux de Geneviève, dont il fait sa muse. En 2010, l’artiste a le privilège d’entrer dans la collection Lacan, grâce à une série de gravures remarquable.