Vasarely s’est formé en Hongrie à l’Académie Pololini-Volkmann, puis à l’académie Muhely de Budapest en 1929. Il s’établie à Paris en 1931 et participe en 1944 à la fondation de la galerie Denise René.
A partir de 1952, Victor Vasarely aborde l’abstraction. Le champ chromatique est réduit à quelques couleurs, et la ligne, élégante et souple, y joue un rôle dynamique. La « période cristal » (Gordes, Vaucluse, 1948) repose sur un passage d’une réalité à la synthèse.
La conquête du Cinétisme apparaît en filigrane dans l’œuvre de Vasarely. Elle n’est pas subite et accidentelle, mais elle est le terme d’un labeur constant et acharné.
Dès lors, Victor Vasarely a progressé, passant de la peinture de chevalet au mur et de la surface au volume. Il introduit enfin des matériaux nouveaux en vue de préparer l’intégration de ses œuvres à l’architecture. Ce qui est finalement son but suprême. Parce qu’il est à la fois peintre et sculpteur, il est plutôt un plasticien, un metteur en scène de la couleur et de l’espace. Il est représenté dans de nombreux musées d’art moderne.
Une exposition Vasarely, 50 ans de création a été présentée à Lausanne, musée Olympique, en 1996, et à Libourne, M. B. A., la même année.